Merci infiniment Sy Abdelhadi Zouanate pour ce regard si fin et si vivant sur Petites Scènes Marocaines. Vous avez su capter l’essence du théâtre social que j’ai voulu esquisser : un espace où l’ordinaire devient révélateur, et où chaque figure, même silencieuse, interroge notre propre rôle. Que Fanon surgisse dans un café, c’est peut-être cela : la pensée en embuscade, là où on ne l’attend pas. Votre lecture m’honore et m’inspire.
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Rappel du retour de Mr. Abdelhadi Zouanate :
En lisant le livre de mon collègue et ami, Pr Farid Mita "Petites scènes marocaines" on trouve la belle métaphore du théâtre social, qui représente la vie quotidienne au Maroc et par extension dans toutes les sociétés humaines. L' auteur a évoqué la vie publique, celle qui se déroule dans les rues, les cafés, les marchés etc. Tout devient scène : les gestes, les paroles et les silences... tout ce qui est exposé d'une manière totale. Il n'y a pas de rideau, tout est visible. Une infinité d' actes montre que la pièce ne finit jamais. Elle se reécrit chaque jour et chaque acte est une micro scène sociale: un marchand de figues qui négocie, une femme de ménage et l'ascenseur, un garçon de café qui sait lire.
La dualité acteur-spectateur dans ce théâtre est le cœur de la réflexion. Chacun joue son rôle social mais chacun observe les autres et se regarde soi même.
En conclusion, l'auteur par sa vision théâtrale, nous invite à observer la société marocaine comme une scène d'humanité, plein d'énergie, de contradition et d'humour. Le théâtre n'est pas un divertissement mais le miroir du quotidien.
Une des scènes qui a attiré ma curiosité en particulier et en ce moment: "le garçon du café lisant Fanon." C'est une scène très puissante. Où l'auteur, avec son esprit de mathématicien, a mis en évidence le contraste entre le lieu ordinaire (café) et la lecture révolutionnaire (Fanon).
Le décor de cet acte, le café marocain, lieu de passage, de bavardage, où on boit le thé, on observe et on commente. Soudain,
dans ce lieu banal, le garçon lit Fanon. Lire Fanon, c'est introduire la pensée critique et la libération de l'esprit. Le garçon du café, qui est souvent invisible aux yeux des clients, devient celui qui cherche à comprendre ce que les autres cherchent à voir.
Dans ce même acte théâtrale, le garçon à cité, à haute voix cette phrase de Frantz Fanon, tirée de "les damnés de la terre":
(Chaque génération doit dans une relative opacité découvrir sa mission, la remplir ou la trahir.) à méditer.....
Chers amis je vous invite vivement à lire
Le professeur Farid Mita que j'ai découvert à travers les réseaux sociaux, ce mathématicien vient de publier des ouvrages sur les didactiques des mathématiques adressées aux étudiants, professeurs et formateurs des enseignants de maths.
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